이건희展 / LEEGUNHEE / 李建羲 / painting   2011_1012 ▶︎ 2011_1026

이건희_0704-paper on paper_종이_120×60cm_2010

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별도의 초대일시가 없습니다.

관람시간 / 10:00am~06:00pm

갤러리 마레 부산시 수영구 민락동 336-36번지 수영만아이파크 상가 201호 Tel. +82.51.757.1114

두 기억 사이의 갈등 ● 이건희는 한지 작업을 한다. 한지가 가진 힘을 보았기 때문이다. 한지는 그림의 바탕이 되기도 하지만 다른 것을 연상시키는 표현력을 가진다. 그 두께를 조절할 수 있으므로 튼튼한 질감을 제공하고 조형미가 더욱 폭넓게, 힘 있게, 깊이 있게 표현된다. 한지는 그림 그리는 화폭 역할만 하는 것이 아니다. 인간의 기억을 더듬어가는 재료 역할을 하는 것이다. 이건희는 이러한 한지의 성격을 완벽하게 파악하였다.

이건희_0717-rebus_한지에 아크릴채색_60×60cm_2011

회화 공간의 조형미 추구에 우선을 두면서도, 이건희는 한지가 기억의 흔적을 표현해내는 문자적 접근을 허용하는 점도 인식하고 있다. ● 종이의 두께에다 이질적 요소들을 심어 넣는 작업으로 색깔 뿐 아니라 한지의 질감과도 교류를 한다. 종이는 땅과 하늘, 지구와 우주를 동시에 표현한다. 그러한 이념적 혼합과 끼워 넣기 기법으로 이건희의 작품은 구성의 힘을 얻어 영원성을 획득하는 듯 보인다.

이건희_0752-rebus_핸드메이드 한지에 아크릴채색_60×60cm

이건희의 작품에서는 두 가지 기호 체계가 충돌한다. 먼저 조형성의 기호가 순수한 형태로 등장하고 그 다음에는 의미 기호가 문자를 연상시키는 선 또는 식별가능한 문자로 존재한다. 작품 공간에 산재해 있는 이 기호들은 의미 있는 텍스트 구성을 목표로 하지 않는다. 그들은 갈등을 표현한다. 우리 시대에 현존하는 갈등, 우리 시대를 구성한다고도 볼 수 있는 갈등이다. 두 가지 기억을 대비시키는 갈등이다. 그 하나는 우리 선조들로부터 물려받은 기억, 더 나아가 우리 모두에게 존재하는 우주의 기억을 대변하는, 그 기원을 측량할 수조차 없는 오래된 기억이다. 그리고 또 하나는 그보다 가까운 기억으로 형태문자, 표의문자를 발견하여 언어를 구체화시킨 인간이 만들어낸 기억이다.

이건희_0688-rebus_핸드메이드 한지에 아크릴채색_120×120cm_2010

이러한 기억의 갈등은 오늘날 새로운 차원으로 전개된다. 이미 오래된 문자의 기억과 새롭고, 공격적이며 현란한 新미디어들의 기억 사이에서 생기는 갈등이다. ● 이건희의 작품에서 종이는 영구하게 지속되는 기억의 역할을 한다. 문자들은 반면에 보다 새로운 기억을 표현한다. 선들이 글의 형태로 전개되는 듯 보이다가 혼란스러운 가지로 폭발하며 분열하는 모습은 마치 新미디어가 모든 것을 삼켜버리는 활동으로 우리를 혼돈으로 빠트리는 상황을 재현하는 듯하다. 新미디어는 새로운 기억을 형성하기는 하나 층층이 쌓인 이전 기억들을 지워버리기 때문이다. 그 중에서도 특히 기호의 기억을.

이건희_0656-rebus_종이에 아크릴채색_180×90cm_2011

바로 이러한 갈등을 이건희의 작품은 표현한다. 저항성 있는 재료와 부유하는 듯 떠다니는 기호들 사이의 긴장감이 그의 작품에 생동하는 의미를 부여한다. 종이라는 재료를 파 들어가면서 이건희는 의미작업은 조형작업임을 보여준다. 또한 영구한 기억의 무형적 바탕을 파고드는 것은 새기는 작업이자 동시에 지우는 작업임을 보여준다.

이건희_0667-rebus_종이에 아크릴채색_120×120cm_2011

이건희는 작품을 통하여 기억의 대비를 표현하고 살려낸다. 우리 모두를 언제나 사로잡는 갈등, 모든 시대를 통해 느꼈고 나름대로 표현해내었던 현재와 과거 사이의 갈등의 형태를 그는 가시화한다. 우리가 가슴속에 깊이 간직하는 비밀로 남겨두었던 그 갈등을 이건희는 작품을 통해 성공적으로 그려내고 있다. ■ 쟝 루이 뿌아뜨뱅

이건희_0679-rebus_핸드메이드 한지_120×120cm_2010

Le conflit des deux mémoires ● Si Lee Gun Hee aime travailler avec le papier traditionnel coréen, c'est qu'elle en a perçu la puissance propre. Ce papier est un matériau sur lequel on peut peindre, mais que l'on peut aussi associer à d'autres. La possibilité de lui donner une épaisseur importante multiplie sa résistance et permet des gestes plastiques plus amples, plus violents, plus profonds. Ce n'est pas seulement en tant que support que ce papier recueille les traces de la mémoire des hommes, c'est en tant que matériau. Lee Gun Hee l'a parfaitement compris. ● Travaillant à une approche résolument plastique de l'espace pictural, elle sait aussi que ce papier permet une approche littérale de la question de la trace. ● Creuser pour incruster dans l'épaisseur du papier d'autres éléments lui permet de jouer non seulement avec la couleur mais avec la consistance de ces matériaux. Le papier est à la fois le sol et le ciel, la terre et l'espace et ces mélanges et ces incrustations donnent à ses œuvres la force de constructions qui semblent pouvoir échapper au temps. ● Mais la véritable préoccupation de Lee Gun Hee, c'est la confrontation entre deux régimes de signes. Les uns sont plastiques au sens où ils sont de pures formes. Les autres sont plastiques et signifiants dans la mesure où ce sont soit des lignes qui évoquent une écriture, soit des lettres parfaitement identifiables. Dispersées sur la toile, elles ne forment pas nécessairement un texte et ne délivrent pas un sens. Elles sont là pour témoigner d'un conflit. Ce conflit traverse notre époque. En fait, on pourrait dire qu'il la constitue. Ce conflit oppose deux mémoires : la mémoire longue, incalculable qui nous vient de nos ancêtres et plus encore de l'espèce qui vit en nous et la mémoire récente, celle que l'homme a inventée et qui a pris la forme des lettres, des idéogrammes, bref des signes permettant de donner corps à la langue. ● Ce conflit entre deux mémoires prend aujourd'hui une nouvelle dimension. C'est le conflit entre la mémoire déjà ancienne de l'écriture et celle neuve, agressive, éclatante, des nouveaux médias. ● Dans le travail de Lee Gun Hee, le papier joue le rôle de la mémoire ancienne et infinie de l'espèce. Les lettres, elles, jouent le rôle de la mémoire récente. Les lignes qui forment comme des textes et qui souvent explosent en ramifications troubles traduisent bien le chaos dans lequel nous plonge l'activité vorace de ces nouveaux médias. Car s'ils constituent une nouvelle mémoire, nous savons aussi qu'ils vivent en dévorant les strates de mémoires qui les précèdent et en particulier la mémoire des signes. ● Ce conflit trouve à s'exprimer dans les œuvres de Lee Gun Hee. La tension entre une matière résistante et des signes flottants constitue le cœur vivant de ses tableaux. En creusant la matière même du papier, elle montre que le travail du sens est un travail plastique et que creuser le fond informe de la mémoire longue, c'est à la fois inscrire et effacer. ● Les œuvres de Lee Gun Hee vivent non seulement de cette opposition, mais elles vivent en elle et ce qu'elles nous donnent à voir c'est la forme que prend ce conflit entre présent et passé qui depuis toujours nous hante et que chaque époque éprouve et traduit d'une manière nouvelle. Les œuvres de Lee Gun Hee sont une tentative réussie de donner corps à cette lutte qui est en nous comme le secret de notre cœur. ■ Jean Louis Poitevin

Vol.20111015j | 이건희展 / LEEGUNHEE / 李建羲 / painting