밤길 벗

김낙현展 / KIMNAKHYUN / 金洛顯 / photography   2014_1004 ▶︎ 2014_1031 / 월요일 휴관

김낙현_무제_피그먼트 프린트_29.7×42cm_2014

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별도의 초대일시가 없습니다.

관람시간 / 01:00pm~08:00pm / 월요일 휴관

옥인상영관 OKIN THEATRE 서울 종로구 옥인동 47-17번지 www.okintheatre.com

김낙현 개인 사진전,「밤길 벗」 ● 소규모 아트하우스 옥인상영관에서 열리는 사진전 「밤길 벗」에서는 약 10년간 촬영된 50여 점의 사진들이 전시된다. 그것은 대부분 서울 도심 속의 벽, 도보, 도로 그리고 건축 현장의 판자 등에 드리워진 녹지, 나무, 식물 그리고 꽃들의 그림자를 찍은 사진들이다. 비록 사진들은 대도시 안에서 찍은 것들이나 김낙현을 도시 풍경 사진작가라고 이르기는 어려우며, 특히 이번 전시작들이 드넓은 녹지 사진들은 더더욱 아니므로, 그를 자연 풍경 사진작가라고 하기도 힘들다. 그가 찍는 풍경은 매우 특별한 부류인데, 왜냐하면 그의 사진들은 자연과 콘크리트간의 대화, 그 절정의 하모니를 조용히 사진 속에 포착한 것이기 때문이다. ● 대부분 밤에 찍힌 이 사진들에는 플래시나 삼각대 없이 라이카 카메라 한대로 만들어져 그 어떠한 조작 또는 합성이 이루어지지 않았음에도 몇몇의 사진은 마치 평행 세계에 들어가는 느낌, 식물들이 잠든 도심을 차지하여 그곳에 주둔하며 건물의 외관과 길바닥위로 뻗어나가 사람들의 일상을 가두는 높은 건물들도 마음껏 타고 오르는 재발명된 세계에 들어가는 느낌을 준다. 거대한 스크린으로 변신한 도시에 자연이 자신의 모습을 비추고 자기 자신을 관찰하고 추구하고 결국엔 자신을 찾아낸다. 관목의 가지들이 주저하며 벨벳 같은 눈밭을 어루만지고, 그림자 하나가 문 밑으로 넣어진 편지처럼 소리 없이 벽을 향해 나아가고, 또 다른 그림자가 빌딩을 타고 올라 그것의 발톱으로 빌딩을 움켜 잡고, 자아 도취한 가지들이 벽-거울에 기대어 자신의 그림자를 껴안는다. 김낙현은 홀로 산책길에 그들의 창백한 밤빛 속 포옹을 포착한다.

김낙현_무제_피그먼트 프린트_21×29.7cm_2013
김낙현_무제_피그먼트 프린트_21×29.7cm_2014

사진을 만든다는 것은 시간의 흐름을 잰다는 것이다. 시간과의 싸움이 아니라 흐르는 시간을 기록하는 방법을 찾는 것이다. 계절이 가고 오는 동안 김작가는 같은 장소를 찾아 온다. 며칠, 몇 주, 몇 달 혹은 몇 년 뒤에 끝없이 갱신되어 상영되는 무한히 다양한 밤의 형상을 포착하기 위하여. 밤은 절대로 전날과 동일한 법이 없고 밤은 저마다 무드가 있으며 그 정도가 다르다. 칠흑 같은 암흑에 휩싸여 그림자가 어둠 속으로 사라져 버릴 것 같은 밤에서 밝은 달빛에 흠뻑 젖어 잠이 오지 않는 밤 사이에 존재하는 넓은 범위의 회색의 무한히 변화하는 빛. 금방 소멸될 것 같은 연한 벚꽃 가지가 마치 벽에 그려진 스케치처럼 보인다. 김작가는 차분히 명상하듯이 그것의 생성과 소멸을 목격한다. ● 도시는 의도치 않게 이 쇼에 도움을 보탠다. 가로등은 충직하게 빛을 비추며 식물들을 마치 거대한 돋보기로 확대한 것처럼 보이게 하거나, 자동차의 헤드라이트는 가끔씩 스포트라이트로 식물들을 독일 인상주의 영화의 한 장면처럼 무섭게 만들기도 한다. 또 다른 사진에서는 거리가 미니멀리즘 형식의 현대미술로 꾸며진 무대처럼 보이는데 이는 어쩌면 이 모든 세상이 그저 하나의 극장에 불과할지도 모른다는 사실을 상기 시키면서 동시에 우리가 그 안에서 꼭 주연이 아닐지도 모른다는 점을 말해준다. ● 사진에 지나다니는 사람이 나오지 않더라도 그 속에 그려진 밤은 정적이지 않다. 그림자들은 움직인다. 어떤 것은 밤바람에 물결치고, 어떤 것들은 기어간다. 그들의 자주적 의지로. 이번 전시는 식물들이 도시공간 속에 정해진 그들의 자리를 떠날 때, 그 때를 기다리는 모습, 미래의 어느 시간이 아닌 현재에 지구가 규칙적으로 숨을 들이 마셨다 내뱉는 듯 끊임없이 재생산하는 세상을 시적으로 나타낸다. 이 전시를 찾으시는 분들은 전시도록 속의 소개 글에서 김낙현이 사진작가 이전에 연구 과학자라는 사실을 발견하고 놀랄지도 모른다. 하지만 그 사실을 소화하고 나면 과학자와 시인이 꼭 상반된 존재가 아닐 수도 있다는 점을 인지할 것이다. 오히려 그 둘은 모두 이 세상의 감춰진 모습을 열정적으로 관찰하는 존재들이다. 김낙현은 늦은 밤, 도시가 또 다른 시공간에 들어가는 순간에 대하여 잘 알고 있다. 궁극적으로 그의 사진들은 지구가 꾸는 은밀한 꿈의 이미지 자체로 볼 수 있다. ■ Diane Henneton

김낙현_무제_피그먼트 프린트_12.7×17.78cm_2014
김낙현_무제_피그먼트 프린트_29.7×42cm_2014

Les Photographies du promeneur solitaire-『Friends of a Late-Night Stroller』, une exposition de photographies de Kim Nak Hyun. ● L'exposition « Friends of a Late-Night Stroller » qui se tient dans le petit cinéma d'art et essai 「Okin Theatres」éunit une cinquantaine de photographies prises sur presque dix ans. Il s'agit d'ombres portées, essentiellement de végétation, arbres, plantes et fleurs sur le cadre urbain, murs, trottoirs, rues et palissades des chantiers de construction de Séoul. ● Bien que toutes les photos aient été prises dans la mégalopole, on hésite á écrire que Kim Nak Hyun est un photographe de la ville, en tout cas, pour cette série, et on hésite aussi á écrire qu'il est un photographe de la nature ou s'il en est un, c'est d'un genre très spécial car il ne s'agit pas de photographies des grands espaces verts mais d'images dans lesquelles il surprend en quelque sorte, le dialogue de la nature avec le béton qui trouve dans ses photographies sa suprême harmonie. ● Pas de trucage, pas de photomontage, pas de flash pour ces photos prises pour la quasi-totalité la nuit sans pied ni autre équipement, avec un simple Leica, et pourtant par moments, le sentiment de pénétrer dans un monde parallèle, réinventé, où les plantes s'emparent de la mégalopole endormie, l'occupent, glissent sur les façades, grimpent les étages de ces hauts bâtiments qui enferment notre quotidien. La ville se transforme alors en un écran géant de projection où la nature se regarde, s'observe, se cherche, se retrouve. Un arbrisseau caresse de ses membres hésitants le velours de la neige, une ombre progresse silencieusement en direction d'un mur comme une lettre glissée sous la porte, une autre tonnante, monte á l'assaut d'un bâtiment qu'elle enserre de ses griffes, des branches amoureuses d'elles-mêmes se penchent sur des façades-miroirs pour embrasser leur ombre ; Kim Nak Hyun, en promeneur solitaire, surprend leurs étreintes á la lumière de la nuit. ● Faire de la photographie, c'est prendre la mesure de l'écoulement du temps, c'est non pas lutter contre lui mais trouver l'écriture du temps qui passe. Au fil des saisons, le photographe revient sur les mêmes lieux, á des jours de distance, á des semaines, á des mois ou á des années pour enregistrer l'incessant renouvellement de ces projections nocturnes et l'infinie variété de la nuit. Car la nuit n'est pas une et uniforme, elle a ses humeurs et ses degrés d'intensité : de la nuit noire et lourde où l'ombre menace de se perdre á la nuit blanche inondée de lune, tout un dégradé de gris témoigne de cette lumière infiniment changeante. L'ombre évanescente des branches de cerisier en fleurs s'esquisse sur les murs. Patiemment, en contemplatif, le photographe assiste á sa naissance ou á sa disparition. ● La ville, sans le savoir, prête son concours á ce spectacle, ses lampadaires complices et les phares des voitures sont les projecteurs fidèles ou occasionnels de ces images où la végétation apparaît parfois comme grossie par une loupe géante et prend même des allures inquiétantes comme dans les films expressionnistes allemands. Dans d'autres photos, la rue ressemble au décor minimaliste d'une pièce contemporaine et nous rappelle encore une fois que le monde n'est peut-être qu'un théâtre, mais elle nous dit aussi que nous n'en sommes pas forcément les acteurs principaux. ● Il n'y a pas de passants dans ces photographies, mais leurs nuits ne sont pas silencieuses, elles bruissent du mouvement des ombres : certaines ondulent sous la brise nocturne, d'autres se meuvent, animées d'une volonté propre. Cette exposition dit la poésie d'un monde qui n'en a jamais fini de se reproduire, où la végétation quitte la place qui lui est assignée dans l'espace urbain, attend son heure, une heure qui n'est pas dans le futur, mais qui est présente, régulière, journalière, comme la grande respiration de la terre. ● Dans le texte de présentation qui ouvre le catalogue de cette exposition, le lecteur découvre avec surprise que Kim Nak Hyun n'est pas seulement photographe, mais aussi chercheur scientifique. Mais une fois revenu de son étonnement, le visiteur se fait cette réflexion : le poète et le chercheur scientifique ne sont pas des figures antagonistes, ce sont des observateurs passionnés de la face cachée du monde. Kim Nak Hyun est un familier de cette vie nocturne où la ville change de temps et ses photographies ne sont peut-être en fin de compte que les images des rêveries intimes de la terre. ■ Diane Henneton

『Friends of a Late-Night Stroller』 An exhibition of photographs by Nak Hyun Kim ● The exhibition 『Friends of a Late-Night Stroller』 held in the small art-house Okin Theater brings together some fifty photographs taken over almost a decade. They are photographs of shadows, mainly of vegetation, trees, plants, and flowers encountered in the urban setting; walls, sidewalks, streets, and hoardings around construction sites in Seoul. Although the photos were all taken within the megalopolis, Kim Nak Hyun is not quite a photographer of the city. Nor is he quite a photographer of nature, or if he is one, it is one of a very special kind of nature; his photos are not of wide-open green spaces but rather images in which he captures surreptitiously the dialogue between nature and concrete, which finds its supreme harmony in his photos. ● No tricks, no photomontage, no flash for these photos, almost all of them taken at night without tripod or any other equipment with a single Leica. Yet, at times, the feeling of entering a parallel, reinvented world where plants take possession of the sleeping megalopolis, occupy it; slide along facades, or climb the tall buildings that lock up our daily lives. The city turns into a giant screen in which nature mirrors itself, observes itself, seeks itself, and finally finds itself. A shrub's hesitant tentacles caress the velvet snow, a shadow silently creeps toward a wall like a letter slipped under the door, while another clambers up a building and clasps in its claws; elsewhere branches, in love with themselves, lean on walls to embrace their shadow. Kim Nak Hyun, the lonely walker, captures their hug in the wan night light. ● To take photos is to measure the passage of time: not a fight against time but a search for a way to write the passing time. Over the seasons, the photographer returns to the same place, a few days later, a few weeks, a few months, or even a few years to capture the never-ending renewal of these evening screenings along with the infinite variety of the night. The night is never identical to itself. It has its moods, its degrees of intensity, from the black, heavy night in which shadows are in danger of disappearing to a sleepless one, bathed in moonlight, a wide range of grays suffusing this ever-changing light. The evanescent shadow of the cherry-blossom branches seems like a sketch on a wall; patiently, contemplatively, the photographer witnesses its birth of its death. ● Unwittingly, the city lends its support to the show. The street lamps and car headlights are the loyal or occasional spotlights of images in which the vegetation seems enlarged by a giant magnifying glass or becomes as frightening as in German expressionist cinema. In other photos, the street resembles the minimalist design of a contemporary staging, once again reminding us that the world is nothing but a theater, in which we do not necessarily play the leading part. ● There are no passers-by in these images. Yet the nights they reveal are not silent. Their shadows rustle: some undulate in the night breeze, others creep, driven by their own volition. The exhibition unveils the poetry of a world engaged in a never-ending process or reproduction in which the vegetation leaves its assigned place in the urban space, biding its time, a time that is not in the future but in the present, as regular as the breathing of the earth. ● In the introduction to the exhibition catalog, visitors learn with surprise that Kim Nak Hyun is not only a photographer but also a research scientist. But once they get over their astonishment, they are forced to reconsider as the poet and the scientist are not antagonistic figures. Rather, both are passionate observers of the hidden face of the world. Kim Nak Hyun is well-acquainted with the moment, late at night, when the city enters another space and time. Ultimately, it might well be that his photos are the very images of the intimate musings of the earth. ■ Diane Henneton

Vol.20141004a | 김낙현展 / KIMNAKHYUN / 金洛顯 / photography